GEHM

Présentation

Le groupe d’études sur les historiographies modernes réunit des chercheurs travaillant sur les différentes façons d’écrire l’histoire dans les sociétés modernes, depuis les formes savantes d’historiographie, plus ou moins institutionnalisées, jusqu’aux usages politiques, mémoriels, juridiques, littéraires et artistiques du passé.


L'hypothèse qui soutient les activités du groupe est que de nouveaux rapports au passé et à l’écriture de l’histoire ont émergé en Europe à partir de la Renaissance, puis plus nettement, au siècle des Lumières et au XIXe siècle. Ces formes particulières d’historicité, qui constituent un trait marquant des sociétés modernes, ont sous-tendu les pratiques de l’histoire savante au XXe siècle. Fondées sur la conception d’un temps linéaire orienté par le progrès, les régimes modernes d’historicité ils prétendaient rompre avec l’histoire sacrée, puis avec le modèle ancien de l’histoire exemplaire (historia magistra vitae) et enfin avec les belles-lettres.

Aujourd’hui, cette matrice occidentale de l’écriture de l’histoire fait l’objet d’une critique toujours plus radicale, menée en parallèle à celle de la modernité. Dès lors, la concurrence entre les historiens professionnels et d’autres acteurs, politiques et sociaux, engagés dans des représentations multiples du passé, mine l’autorité revendiquée par les premiers sur l’écriture légitime de l’histoire. La référence au passé semble plus que jamais une activité essentielle de légitimation, de critique, de revendication, comme en témoignent les débats sur la mémoire, le retour en force de l’histoire dans la littérature et les arts, ou encore les enjeux politiques constitués autour des façons de représenter et d’enseigner le passé. Dans ces débats, les historiens professionnels jouent un rôle qui reste important mais qui n’est plus hégémonique, et qui doit être sans cesse interrogé.

Le parti-pris méthodologique du GEHM est de ne pas séparer débats historiographiques savants et usages politiques ou profanes de l’histoire. Quatre champs de recherche visent à interroger, sous différents angles et dans une perspective historique, la réflexivité historiographique des sociétés modernes : les usages publics du passé ; l’historiographie des Lumières ; les conceptions du temps historique ; l’historiographie de la seconde guerre mondiale et de la persécution des juifs. Bien entendu, ces différents chantiers invitent à des échanges permanents avec d’autres groupes de recherche, comme en témoignent le rôle des correspondants du GEHM dans plusieurs institutions françaises et étrangères.

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Autour de Roger Chartier : « La main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur »

lundi 07 décembre 2015

Sous la présidence de Florent Brayard, Patrick Boucheron (Université Paris I-Panthéon-Sorbonne), Daniel Fabre (EHESS-LAHIC) et Christian Jouhaud (EHESS-CRH) animeront le prochain Lundi du CRH autour des questions soulevées par ce livre en présence de l’auteur.

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Découverte des outils SIG

lundi 30 novembre 2015

Elle s’adresse à tous (enseignants, chercheurs, étudiants…), sensibilisés ou interpellés dans leurs travaux de recherches par des questions liées à l’espace, au temps autour de données thématiques quelque soient les champs d’application. Mesurer, comprendre, décider, communiquer sont les grands fondements sur lesquels reposent un SIG.

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Savoirs et sciences de la Renaissance à nos jours. Une lecture de longue durée : Conclusion générale de Dominiques Pestre

lundi 23 novembre 2015

Extrait : La première séance des rencontres du GEHM accueillera Dominique Pestre, directeur général des trois volumes de l’Histoire des sciences et des savoirs, Paris, Seuil, octobre 2015 (vol. 1, De la Renaissance aux (...)

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Dernière modification :
17/11/2017